LE ROCKET FAIT UNE BONNE PREMIÈRE IMPRESSION SUR LA GLACE ET DANS SA COMMUNAUTÉ

par Sarah Kossits
18 mars 2018

Le Rocket de Laval offre un spectacle soir après soir dans le nouvel amphithéâtre de la Place Bell. L’objectif a toujours été de divertir ses partisans, de jouer du bon hockey et de garder l’énergie de la foule aussi palpable que lorsque les lumières scintillent avant la première mise en jeu.

Cependant, ce que l’équipe offre à l’extérieur de la patinoire est ce qui compte le plus pour Laval et sa communauté ‒ et elle s’implique beaucoup!

Quand le meilleur marqueur de l’équipe, Chris Terry, jouait dans la Ligue junior de l’Ontario à Plymouth au Michigan, il a fait la rencontre privilégiée d’un jeune partisan de 16 ans qui souffrait de la sclérose latérale amyotrophique (SLA).

« Sa famille s’était procurée une loge et devait aller au match, mais malheureusement, son état de santé s’est détérioré et il n’a pas été en mesure de venir, a expliqué Terry. Alors, j’ai décidé d’aller le rencontrer chez lui avec sa famille, et à partir de là, une belle amitié s’est formée. »

Depuis, la communauté SLA a toujours occupée une place importante dans le cœur de Terry. Peu après le déménagement de l’équipe à Laval, il a lancé l’initiative Les amis tout étoile de Chris Terry, un programme avec lequel il offre deux billets pour chaque match à domicile à une personne touchée par la maladie de Lou Gehrig. L’organisation du Rocket s’est engagée à égaler l’offre de Chris Terry en offrant deux billets supplémentaires. De plus, à chaque fin de rencontre, les invités de Chris ont l’opportunité de le rencontrer et d’échanger pendant un moment avec lui.

« Évidemment, je ne sais pas de prime abord tout de la maladie SLA, mais je sais que ce n’est pas facile, a-t-il mentionné. Et c’est non seulement difficile pour la personne atteinte de la maladie, mais aussi pour les proches, tant au niveau émotionnel que financier. Pour moi, de pouvoir aller à leur rencontre après chaque match, apprendre à les connaître, leur parler, voir leur sourire et la joie sur leur visage, ça veut dire beaucoup. »

La SLA est loin d’être la seule cause dans laquelle Terry s’est impliquée au cours de sa carrière. En 2009, sa forte implication auprès de la communauté lui a permis de recevoir le trophée Dan Snyder Memorial, remis au joueur ayant fait preuve de qualités exceptionnelles en étant un modèle positif dans la communauté, dans la Ligue de hockey de l’Ontario.

« Ç’a été quelque chose que je n’envisageais pas, a mentionné Terry concernant cette reconnaissance. Évidemment, c’est un honneur très apprécié, mais ce n’était pas la raison pour laquelle je m’impliquais dans la communauté. J’aime visiter les écoles, participer à différents événements et avoir l’occasion de rencontrer les jeunes partisans de hockey. »

C’est cette passion qui a encouragé son coéquipier, Matt Taormina, et lui à lancer un projet au profit du Centre communautaire L’Entraide Pont-Viau et Laval-des-Rapides, Noël dernier. Ce centre a pour mission d’offrir une meilleure qualité de vie aux gens de cette communauté.

Les deux joueurs étoiles du Rocket proviennent d’équipes qui ont chacune participé à des initiatives communautaires dans le temps des fêtes par le passé, et ils ont exprimé leur désir de vouloir poursuivre leur implication en mettant sur pied un programme de la sorte à Laval. C’est ainsi qu’ils ont rassemblé leurs coéquipiers, ont acheté des cadeaux, et ensemble, ils les ont personnellement livrés aux familles trois jours avant Noël.

À la suite de leur livraison surprise, tous les joueurs ont tenu à rester pour jouer avec les jeunes, parler avec leurs familles, et immortaliser le moment avec quelques photos.

« Ç’a été amusant, car le temps des fêtes est un moment joyeux, » a soutenu Terry en parlant du de la visite surprise au centre communautaire. C’est pour nous une manière de redonner à la communauté et d’aider les familles durant ce moment spécial de l’année. »

Bien que la fête de Noël soit l’un des moments les plus prisés de l’année au plan communautaire, le Rocket demeure impliqué dans la communauté tout au long de l’année, entre autres en passant du temps dans les hôpitaux. Pour Taormina, la visite d’un hôpital représente toujours un moment unique et chargé d’émotion.

« Nous avons l’occasion d’être présents et espérons pouvoir mettre un sourire sur les visages des patients, et peut-être même les initier au monde du hockey, » a-t-il dit en riant. « Et bien, je suis certain qu’ils connaissent tous pas mal bien le hockey ici, mais vous savez, c’est plaisant de voir l’équipe redonner à la communauté qui nous appuie. »

De plus, la population a également obtenu l’opportunité d’apprendre à connaître les joueurs en dehors de la patinoire. Lors de la 14e édition de Laval en Blanc – un festival hivernal en plein air qui comprend des feux d’artifices, des performances musicales et de la sculpture de glace. Daniel Audette, Jordan Boucher et Yannick Veilleux sont allés à la rencontre des partisans du Rocket présents le temps d’un après-midi d’hiver avant de sauter sur la patinoire avec la mascotte Cosmo et de participer à un concours d’habiletés avec les jeunes.

Bien que les joueurs aiment être impliqués dans la communauté en dehors d’un contexte de hockey, c’est tout aussi important pour eux de redonner aux associations locales de hockey mineur. La Tournée du Rocket de Laval est un concours qui a permis à une équipe de chacune des six associations lavalloises de hockey mineur de remporter une séance d’entraînement privée et personnalisée avec des joueurs et entraîneurs du Rocket dans leur propre aréna de quartier.

Les Dynamos de Laval, équipe de la catégorie Atome BB, ont été l’une des équipes gagnantes du concours. Ils ont eu l’occasion de patiner aux côtés d’Éric Gélinas, Adam Cracknell, Niki Petti, Daniel Audette et Jordan Boucher dans leur aréna l’instant d’un entraînement. Lorsque la responsable de l’équipe, Georgia Panagiotopoulos, a reçu un appel du Rocket l’informant qu’ils avaient remporté le concours, elle fut presque aussi excitée que ses joueurs.

« Notre équipe en est à sa première année à Laval; c’est génial d’avoir la chance d’aller dans la communauté et d’être en relation directe avec les partisans qui viennent nous voir jouer à tous les matchs, dans cet amphithéâtre, a mentionné Niki Petti à propos de la Tournée du Rocket. Ils ont l’occasion d’apprendre à nous connaître comme individu, et nous pouvons leur parler et interagir avec eux. Je crois que c’est formidable pour la ville et pour notre équipe. »

Pour Mme Panagiotopoulos, pendant que les joueurs des Dynamos et du Rocket s’adonnaient à un entraînement sérieux et axé sur la performance, elle a également souligné le plaisir des joueurs du Rocket et des jeunes sur la glace. Elle s’est rappelée un moment lorsque Jordan Boucher s’est mis à se bagarrer à la blague avec son fils. Elle a alors aperçu les yeux scintillants de son enfant.

« Ils ont été incroyables, vraiment impliqués, a souligné Mme Panagiotopoulos. Je crois qu’ils ont eu autant, sinon plus de plaisir que les jeunes! »

Il s’agissait d’un moment mémorable pour ces jeunes joueurs de hockey, qui ont d’ailleurs tenu leur fête de Noël de l’équipe à la Place Bell lors d’une partie du Rocket avant d’apprendre qu’ils remportaient le concours. Avoir l’occasion de passer du temps privilégié avec les joueurs les a fait sentir encore plus unis à l’équipe comparativement à ce qu’ils avaient vécu du haut des estrades. Ce sentiment en est un que Petti se souvient avoir ressenti lui-même étant enfant.

« Je me souviens quand j’étais jeune, je respectais les gars comme moi qui jouent au niveau professionnel ou même junior. Avoir un gars plus vieux que toi qui t’approche et joue avec toi sur la glace, et qui essaie de t’apprendre des choses, surtout quand tu le perçois comme un modèle, je crois que c’est génial. C’est génial pour moi, pour les jeunes et pour tout le monde qui s’amuse à faire ça. »

Petti a aussi eu la chance cette saison de célébrer un but avec une pluie de milliers d’animaux en peluche provenant des estrades lors du tout premier match « Lancer du toutou » de l’histoire du Rocket, un événement populaire à l’échelle de la ligue où les partisans sont encouragés à lancer leurs peluches sur la glace lorsque leur équipe locale marque leur premier but.

Le 8 décembre dernier, alors que les Marlies de Toronto étaient de passage à Laval, c’est Petti qui a déclenché l’avalanche.

« J’ai déjà joué dans certains de ces matchs auparavant, mais c’était la première fois que je marquais but de l’ourson en peluche, a-t-il expliqué. C’était sur un revirement à la ligne bleue. Je me souviens être descendu sur un deux contre un. Je visais le bas des jambières, mais j’ai fini par viser le coin bas pour marquer. C’était un sentiment très spécial », a-t-il dit en souriant.

Les 3 217 animaux en peluche qui ont trouvé leur chemin sur la patinoire ont été collectés et redistribués auprès de huit différents centres communautaires et organismes. Le 6 décembre dernier, alors que l’équipe a organisé une première collecte alimentaire, elle a récolté plus de 1 250 kg de denrées non-périssables à donner aux personnes dans le besoin.

Si on interroge n’importe quel joueur du Rocket, il dira probablement qu’il souhaiterait avoir de meilleures performances sur la glace à domicile. Toutefois, à l’extérieur de la patinoire, les joueurs se trouvent exactement là où ils devraient être ‒ au cœur de leur communauté, tentant d’y faire une différence chaque jour.